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Le linteau de la porte principale porte la date de
1707. Le sanctuaire tombé en ruines a été restauré en 1828. A
proximité, à endroit même où le Bienheureux Dom Michel Le
Nobletz s’était, pendant un an, préparé à son ministère dans
la solitude, s’élève un oratoire rebâti en 1889.
Quand un enfant tardait à marcher, sa mère le
conduisait à Saint-Michel, lui faisant faire le tour de la
chapelle. Le rite était, paraît-il, infaillible. Saint-Michel était
surtout populaire par les deux grands pardons qui s’y déroulent,
en juillet et en septembre. La procession quitte l’église de
Plouguerneau au début de l’après-midi pour se rendre à la
chapelle Saint-Michel, par la route du Korejou Dans cette
procession des fidèles portent au bout d’un bâton des petits
santons. Porter ces petits santons est considéré comme un
honneur.
La chapelle Saint-Michel faisait
partie de l'ancienne paroisse de Tremenac'h annexée à Plouguerneau
en 1792. En forme de croix, elle est dédiée à saint Michel
Archange. Mais personne ne s'y trompe : c'est "saint Michel Le
Nobletz" qu'on vient ici prier. Le fondateur des missions
bretonnes, inventeur des cartes peintes, précurseur des bandes
dessinées et tableaux de missions (taolennou), se retira dans cette
solitude, en 1607-08, avant d'entreprendre une longue vie de prédication.
On y trouve deux fontaines à dévotion, l'une enfouie au pied de
l'autel ; l'autre au nord-est de la grève qui porte son nom Aotig
ar Feunteun, la petite grève de la fontaine. |