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Les
Recettes
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La purée de pommes de terre
Ce peut
être la meilleure ou la pire des choses, selon comment elle est
préparée :
Le
choix des pommes des terre est important. Il faut éviter les pommes de
terre nouvelles, qui font assez facilement la colle, sauf à les
écraser à peine. Privilégier les variétés dont la chair se défait
assez facilement. Les variétés à privilégier, outre l'œil-de-perdrix,
ce sont des pommes de terres à chair blanche au grain fin. Dans l'ordre
de mes préférences, je mettrais après l'œil de perdrix, l'amandine, la pompadour, et la
charlotte. Les choisir assez grosses, et les faire cuire au four.
Encore très chaudes, les couper en deux, et en racler la chair.. Si on
ne les cuit pas au four, il faut les éplucher et les cuire à l'eau
salée, froide, puis environ 20 minutes après le début de
l'ébullition. Écraser
à la fourchette ou au presse-purée. Ajouter du lait entier chaud,
jusqu'à consistance désirée, et un peu de crème fraîche tout en sachant qu'on va encore y mettre
"Autant de beurre que Dieu peut en bénir", comme disais la
grand-mère. Ajouter un peu de poivre blanc, de muscade râpée (ou de
macis pour changer un peu) et saler à convenance. De
bonnes variantes consistent à remplacer une partie du beurre par de
l'huile de noisette, pour la servir par exemple avec du poisson ou des
fruits de mer, ou encore, de remplacer le beurre par de l'huile d'olive
(on peut même y mettre de petits fragments d'olive noire), à servir par exemple en accompagnement d'agneau grillé, de pigeonneau rôti
etc..
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Patatez dizec'het Ingrédients
: Un kg de
pommes de terre, deux oignons, huit tranches de
poitrine fumée crue, beurre, laurier, thym.
Recette
: Éplucher les
pommes de terre et les égaliser en morceaux de la taille d'une petite
noix environ. Au fond d'un indispensable chaudron de fonte (les vieux
tout noir), faire fondre du beurre et deux oignons coupés en rondelles
(on peut ajouter un peu d'échalote). Laisser colorer doucement, et ajouter la poitrine fumée,
coupée en tranches un peu épaisses, et la rissoler brièvement. Mettre un peu de thym et une feuille de laurier.
Ajouter
alors les pommes terre,
un demi verre d'eau et mélanger. Laisser cuire une bonne heure, en
remuant de temps à autres, tout en prenant bien soin de bien racler le
fond à chaque fois. L'arôme dégagé par ce plat "quand il est
prêt" est inimitable. A ce stade, certains laisseront
cuire encore, pour noircir un peu la préparation au fond de la
marmite, d'autres dégustent sans attendre, peu enclins à apprécier
l'amertume du brûlé. C'est un des plats
traditionnels des familles du coin, et sans doute, d'une bonne partie de
la Bretagne. Il est simple, odorant et délectable (si j'en oublie,
n'hésitez pas à m'écrire!)
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Prime du diable
Il
s'agit d'une recette charentaise, la prime désignant la pomme de terre
primeur, et le diable un récipient de terre pour les cuire. Il s'agit
de mettre une couche de gros sel marin au fond, et de laisser cuire à
feu moyen environ une demie heure, soit dans une cheminée, soit sur le
gaz, avec un diffuseur de chaleur pour ne pas trop agresser la terre
cuite. Le diable est remué de temps à autres. A défaut de diable, une
cocotte en fonte un peu épaisse peut faire l'affaire. -
Poêlée de grenaille Encore
meilleur à réaliser avec des pommes de terre nouvelles! Il faut les
faire tremper dans de l'eau tiède pour que la terre s'enlève
facilement de la peau. On les cuit à l'eau un peu salée une dizaine de
minutes, elles doivent rester bien fermes, surtout pas éclatées par
une trop longue cuisson. Une
fois égouttées et séchées, on les mets dans une poêle
anti-adhésive avec du beurre et une lichette d'huile, et on laisse
rissoler tout doucement pendant deux heures en remuant de temps à
autres. On peut les laisser natures, ou ajouter des herbes, comme des
aiguilles de romarin ou des feuilles de thym, etc.). Peu avant de
servir, les parsemer assez généreusement de fleur de sel. -
Pommes de terre au four Voici également une vieille
préparation de
par chez nous, bien pratique, car elle n'exige pas de surveillance de la
ménagère. A l'origine, on mettait souvent une viande de poitrine
(couenne en haut), et on ajoutait beaucoup d'eau (sans couvrir la
couenne), justement pour laisser à la ménagère le soin de vaquer à
d'autres occupations hors de son foyer (vendre au marché, faire la
lessive...). La recette ci-dessous est celle que l'on rencontre
désormais le plus souvent.
Ingrédients : 1,5 kg de
pommes de terre, 1ou 2 oignons, deux échalotes, quatre tranches d'échine de porc, beurre,
laurier, poivre, sel, quatre-épices.
Recette
: Couper les
échalotes et oignons en rondelles, et en disposer la moitié au fond du
plat à four avec deux ou trois feuilles de laurier. Poser par dessus
les côtelettes d'échine, éventuellement saupoudrées d'une pincée de
quatre-épices. Couvrir avec le reste d'oignon et d'échalote, puis avec
les pommes de terre coupées en gros morceaux. Ajouter un verre d'eau,
saler, poivrer, et parsemer de morceaux de beurre. Laisser cuire au
moins une heure et demie. J'ai pris l'habitude, en fin de cuisson, c'est
à dire quand il ne reste plus du tout d'humidité et que cela commence
à attacher au fond, de mettre les tranches d'échine par dessus les
pommes de terre, pour leur donner un coup de grill.
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Pommes de terre séchées au four C'est une
lointaine cousine de la recette précédente, que j'ai imaginée un jour pour
accompagner du jambon et de la laitue.
Ingrédients : Pommes
de terre, poitrine fumée, échalotes, beurre, thym, laurier.
Recette
: Faire
des morceaux de pommes de terre épluchées de la taille d'un oeuf de
poulette environ. Couper quelques morceaux de poitrine fumée, et les disposer au
fond d'un plat à four avec l'équivalent d'échalotes en épaisses
rouelles, et deux ou trois feuilles de laurier. (Cette garniture doit
occuper le fond du plat, mais sans excès, sa présence étant seulement
aromatique).
Disposer
une couche de pommes de terre bien essuyées, y répartir au mieux des
petits morceaux de beurre, poivrer et saupoudrer d'une pincée de
feuilles de thym. Enfourner et laisser cuire à four chaud environ deux
heures. Le point de cuisson idéal se reconnaît à la couleur bien
dorée des patates, et surtout à leur parfum qui se répand alors.
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Pommes de terre sous la cendre
Lorsqu'on s'était bien
éreinté à arracher à la main les pommes de terre, venait le reposant
moment de mettre le feu au tas de fanes sèches, et l'on choisissait alors
quelques beaux tubercules, rapidement rincés à l'eau claire, et disposés
sous les braises. Ces pommes de terre "toul an tan"
(littéralement "trou du feu"), je les ai un peu travaillées au
fromage;
régalez-vous, mais n'oubliez pas de les goûter au
naturel.
Ingrédients :
Pommes
de terre assez grosses,
papier
d'aluminium épais, différents
fromages et épices.
Recette
:
Choisir des charlottes,
ou des monalisa ou pompadour, ou encore des BF15 bien saines, environ de
la grosseur d'un poing fermé. Les faire tremper longtemps à l'eau claire
(si on manque de temps, utiliser de l'eau tiède, très efficace pour
dissoudre la terre), et les brosser très soigneusement. Les
couper en deux dans le sens de la longueur. Les évider, d'environ la
contenance d'une petite cuiller, dans les deux moitiés, de façon à
pouvoir les farcir d'une noix de fromage.
Faire
éventuellement plusieurs goûts différents, au choix : Roquefort mélangé d'un tiers de
beurre, fromage de
chèvre avec un peu de thym frais, brebis
corse au romarin, munster
et graines de cumin, reblochon
mêlé de très petits lardons, fromage
à l'ail et aux fines herbes, camembert
et poivre gris, beaufort râpé
(éventuellement macéré au vin blanc de Savoie), raclette
mêlée d'oignons blancs hachés, compote
de maroilles à l'eau de vie, etc.. On peut pour simplifier, utiliser une
crème de fromage industrielle, genre Vache qui Rit, la variété au
chèvre étant un peu moins insipide. Il
va sans dire qu'on peut aussi cuire les pommes de terre sous la cendre sans
les farcir, et les présenter avec du beurre cru, ou de la crème
fraîche.
Refermer les
pommes de terre, et les envelopper bien serrées dans une épaisseur de
papier d'aluminium épais. Cuire sous la cendre très chaude. On
considère qu'elles sont bien cuites, après au moins une demi-heure,
quand elles sont souples au toucher. Un peu brûlées, elles sont
délicieuses, même si dans ce cas, on ne retrouve plus grand chose des
fromages, à part le parfum.
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