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Cette
page traite de l'ormeau et de son lointain
cousin, le brennig (ou patelle). On y trouvera
aussi des bigorneaux, des pieds
de couteaux et des rigadelles, toutes choses relativement faciles à dénicher dans
les abers. Je donne également ma méthode pour la cuisson des bulots
et une recette de clams non pas qu'on en trouve dans le coin à ma connaissance, ni que je les
trouve d'une grande finesse gastronomique, mais simplement parce que la
question m'est souvent posée!
L'ormeau |
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A
tout seigneur tout honneur, ce met de roi pour lequel je ne raterai
jamais une grande marée de fin d'hiver! On le nomme parfois oreille de mer,
les asiatiques vous en servent un cousin (en général à la sauce d'huître)
sous le nom d'abalone, et il est possible de les élever. Tout cela
n'est que pauvre succédané en comparaison des spécimens sauvages !
L'ormeau
est un coquillage univalve, muni d'un pied puissamment musclé qui lui
permet de se fixer aux rochers. Sa coquille ovale (ou en forme d'oreille)
est percée d'une rangée de petits trous et l'intérieur est
tapissé d'une superbe nacre très colorée. Ne
les achetez pas aux plongeurs avec bouteilles, qui effectuent de
véritables ravages sur le gisement de cet animal rare. Lorsque vous les
pêchez, ne ramassez pas les petits sujets (moins de 10 cm de longueur),
il y a peu à manger, et c'est criminel pour l'espèce. Enfin, le
règlement voudrait que l'on se limitât à 15 ormeaux.
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Cuisson des ormeaux
Avant
de consommer les ormeaux, il faut le préparer : les extraire de leur coquille et ne
conserver que le pied blanc, (ou muscle). Les viscères sont formidables
pour corser une soupe de poisson ou de crabes. Les pieds doivent être
tapés pour les attendrir. Il faut les placer dans un torchon et les
battre avec un maillet, voire un rouleau à pâtisserie. Du calme,
n'allez pas en faire de la bouillie ! Placez les ensuite environ 24
heures au frais, par exemple sur une assiette protégés d'un film
plastique. Il faut ensuite les passer rapidement à la poêle avec du
beurre, un peu de sel et de poivre. Il existe d'autres recettes
d'ormeau, mais je ne conçois pas de le manger autrement que nature,
juste ainsi retourné.
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Le
brennig
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Il
s'agit de l'humble patelle, que les touristes nomment les chapeau
chinois, ou bernique. C'est en tout cas une denrée délaissée, à
tort. Pas la peine de les rechercher dans le commerce (encore que j'en
ai vu en vente dans les supermarchés exotiques du 13ème arrondissement
parisien) : il faut, armé
d'une solide lame, aller les arracher aux rochers où ils sont fermement
fixés par leur pied musclé. Par surprise, glisser
rapidement la lame du couteau entre la pierre et la coquille. Faute de
dextérité et de rapidité, la bestiole va littéralement se plaquer au
rocher avec une force insoupçonnable. Passez au suivant... Tout
se mange, sauf la tête et le fil digestif qui y est attaché,
horriblement indigeste. Cru, il ne faut garder que le muscle.
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Brennigs au feu de bois
Les
anciens prétendaient que ceux ramassés sous les goémons noirs sont
plus tendres et plus goûtés, et je l'ai expérimenté. Bon à savoir
également, les prendre sur des rochers un peu abrité des déferlantes,
où ils sont plus coriaces, et pas trop près des plages de sables, car
ils en contiennent alors un peu.
Pour les plus
pauvres, c'était une ressource abondante qui permettait de se nourrir
un peu en période de disette. Il était parfois consommé directement
sur la grève, cru (un régal, essayez !) ou cuit au feu d'épaves.
Sur
un rocher plat, on allumait un feu avec tout de qu'on pouvait trouver
comme bris combustibles, et une fois la pierre rendue brûlante, on en
ôtait alors les braises et les cendres, pour y appliquer les brennigs
chair directement sur la source de chaleur. J'ai eu la chance de goûter
cette préparation lors de mon enfance, sur l'île de Stagadon, c'était
un régal. Aujourd'hui, cette recette est difficile à réussir : Non
seulement les rochers sont mazoutés, mais de plus au moindre barbecue
à sardines en bord de mer les archers de la république nous tombent
sur le poil!
Une
variante est extrêmement comestible, il s'agit simplement de placer les
brennigs soigneusement grattés, la pointe en bas dans une poêle à châtaignes,
et de les cuire au feu de bois. Le degré de cuisson idéal est atteint
lorsqu'une pellicule brune s'est déposée dans la coquille. Avant de se
délecter, ne pas oublier d'enlever la tête et le tube digestif râpeux
qui y reste attaché, c'est le plus indigeste.
Recette
illustrée sur mon blog Cuisine
de la mer.
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Brennigs à la poêle
Récolter
les brennigs et les nettoyer, ne garder que les muscles. Les taper sur
une planche de bois à l'aide d'un maillet, un peu à la manière des
ormeaux, et de la même façon, les garder au frais environ 24 heures. Faire
gentiment brunir un peu d'oignon haché dans une poêle, et
ajouter les brennigs. Au bout de quelques minutes de cuisson, ajouter un
soupçon d'ail broyé, et du persil haché. Poivrer largement, une
touche de piment ne fait pas de mal !
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Kemia de brennigs
En
Afrique du Nord, la kemia est l'ensemble des petits plats que l'on
apporte à l'apéritif. Dans ma famille, c'est abusivement le nom que l'on donne
à cette sauce, ramenée de Bizerte je crois. Les
brennigs une fois bien grattés et rapidement lavés à grande eau sont
placés dans une casserole couverte pour les faire ouvrir. Enlever la
tête de chaque animal en prenant bien soin que le fil digestif
suive. La partie noire est conservée. Filtrer et réserver l'eau rendue
pendant cette opération. Préparer
une sauce en faisant revenir un peu d'échalote dans une
casserole, ajouter un peu d'eau de ces brennigs et de concentré de
tomate. Allonger d'eau claire si nécessaire, et d'un soupçon de
cognac, voire de whisky. La préparation doit rester épaisse. Épicer
de cumin en poudre et de piment. Ajouter les brennigs, faire chauffer
deux minutes. Présenter très froid.
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Ragoût de brennigs
Cette
recette est un classique de nos côtes. Un plat de pauvres, ici enrichi
par le vin blanc. Je l'ai récupérée sur le site de l'Office
du Tourisme de Guissény, comme la suivante d'ailleurs (Par contre,
eux ne disent pas où ils les ont repiquées!).
Ingrédients
: 1 kg de
berniques, 1 dl de vin blanc, 1 morceau de beurre, des échalotes, 10 kg
de farine, 1 cuillère à café de moutarde.
Recette
: Laver les coquillages à grande eau. Cuire les brennigs avec le
beurre, le vin blanc, couvrir, porter à ébullition et arrêter
aussitôt. Décortiquer les berniques et enlever la partie noire :
garder au chaud ainsi que la sauce. D’autre part, faire dorer au
beurre les échalotes avec la farine. Mouiller du jus de cuisson des
brennigs, assaisonner, ajouter la moutarde (plus ou moins selon le
goût), puis les brennigs. Laisser mijoter 10 minutes, et servir
aussitôt avec du pain.
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Pâté de brennigs
Ingrédients
:
Brennigs, lard, 2 échalotes, 2 oignons, 1 gousse d’ail, persil, 1
crépine
Recette
: Laver les coquillages, les mettre dans une cocotte recouverts
d’eau. Amener à ébullition. Retirer aussitôt les brennigs.
Décortiquer, enlever soigneusement la tête et le fil digestif, et peser la chair récupérée.
Prendre le même poids de lard. Hacher le lard, les brennigs, les
oignons, les échalotes, l’ail, le persil. Bien mélanger tous les
ingrédients. Goûter avant d’assaisonner. Saupoudrer d’une
cuillère à soupe de farine. Mélanger. Remplir un moule en grès avec
la préparation. Recouvrir d’une crépine. Cuire trois quarts d’heure
à four moyennement chaud.
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Terrine de brennigs
Voici
la variante que j'ai faite à partir de la recette ci-dessus :
Ingrédients
:
Brennigs, lard cuit, vin blanc, 2 échalotes, 2 oignons, 1 gousse d’ail,
deux oeufs, persil, fenouil frais, ulve, lambig, quatre-épices, poivre
blanc, 1
crépine.
Recette
: Mettre les brennigs juste grattés dans une casserole avec un
demi-verre de vin, et les faire très rapidement décoller à feu vif à
couvert. Il ne s'agit pas de les cuire. Enlever la partie noire, la
tête et le fil digestif. Nettoyer chaque pied pour enlever tout débris
de roche éventuel. Il en faut 550 grammes. Les passer au hachoir à
main, deux fois s'il le faut pour obtenir une consistance fine. Faire
endurer la même chose à 450 grammes de lard de poitrine cuit (rôti,
c'est encore meilleur). On peut améliorer en utilisant du lard de
gorge.
Dans
une bonne quantité de beurre, faire revenir doucement deux oignons et
deux échalotes hachées, puis la poitrine de porc et l'ail écrasé.
Ajouter du persil plat haché, de l'ulve (laitue de mer) rincée une
heure et hachée, et du fenouil frais (aneth), les trois à raison d'une
cuiller à soupe rase. Poivrer et ajouter une pincée de quatre-épices.
Incorporer la chair des brennigs, parfumer d'un trait de vieux lambig
(eau de vie de cidre, on peut remplacer par du calvados). Mélanger, et
laisser tiédir. Incorporer deux oeufs battus. Foncer
une terrine avec une crépine, y placer la préparation, et recouvrir
sans excès avec la crépine qu'on aura laissé déborder à cet effet.
Passer au four (sans le couvercle!) à 200° pendant 25 minutes.
Recette
également illustrée sur le blog Cuisine
de la mer.
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Le
bigorneau
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Les
touristes le nomment "vigneau", quand ce n'est pas "escargot de
mer". J'ai vu des écossais en goguette inter-celtique les attaquer
au casse-noix après les avoir enduits, qui de mayonnaise, qui de
vinaigre à l'échalote du plateau de fruit de mer. Un vrai bombardement
! Cet humble mangeur de goémon a
la coquille bien noire, tandis que ceux que l'on fait venir de la
péninsule ibérique sont plus gris, et souvent bien plus gros. On dit
aussi qu'ils seraient moins bons... Il est relativement facile d'en
trouver assez haut sur l'estran. On peut aussi aimer ceux du vivier et
du poissonnier, le tout est qu'ils soient bien vivants.
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Cuisson des bigorneaux
Dans
une eau bouillante un peu poivrée et très salée (ajoutez encore une
petite poignée de sel quand vous pensez que vous en avez mis trop),
versez les bigorneaux. Écumez si nécessaire. Égouttez après 6 à
huit minutes de cuisson, selon le calibre des candidats. Il est prudent
d'en goûter un auparavant. Un bigorneau pas assez cuit résistera avant
de laisser son tortillon brun au fond de la coquille, un bigorneau trop
cuit ne résistera pas à la traction, mais le tortillon restera
également au fond de la coquille. De l'art, je vous dis! On
peut éventuellement épicer l'eau de cuisson des bigorneaux avec un peu
de quatre épices, un ou deux piments oiseau et un fragment de tige de
fenouil.
Une
des meilleures choses du monde, c'est une tranche fine de pain de
seigle, très légèrement toastée, tartinée de beurre salé, et
abondamment garnie de bigorneaux. Les bigorneaux ont étés abondamment
abordés sur le blog, ici
exactement.
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Le
pied de couteau |
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Un
curieux coquillage, qui ressemble effectivement à un manche de couteau
en corne. Sa pêche est un truc d'initié ou de mystificateur, je ne
l'ai jamais pratiquée, préférant chasser dans les rochers que sur le
sable. Une technique consisterait à repérer les deux trous
caractéristiques de la bête dans le sable, et y verser du sel. Le
coquillage remonte alors et on s'en saisit alors. Dans mon enfance, on
m'invitait également à capturer les oiseaux en leur mettant du sel sur
la queue.
Une
autre méthode serait d'utiliser une baleine de parapluie ou un rayon de
vélo (il y a deux écoles et le débat est âpre), de l'enfoncer dans
le grand trou (ou le petit, les doctrines s'affrontent) dans le sable,
et de remonter l'animal dès que l'intrusion dont il est victime
l'incite à se refermer sur la tige. Il paraît qu'il vaut bien marcher
à reculons ! Quant à donner un grand coupe de bêche rapidement, pour
retourner l'animal à la surface, c'est inutile, le fourbe oblong est
bien trop rapide à s'enfoncer. Toujours
est-il qu'il y en a qui en attrapent, assez proches de ma cuisine pour
m'apprendre à les préparer.
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Pieds de couteaux en vinaigrette
Ingrédients
: Deux douzaines de pieds de
couteau, gros sel, un
verre de vin blanc sec, poivre
blanc, une feuille de laurier, oignons
blancs, échalotes, persil, huile de tournesol, vinaigre
de cidre, moutarde forte, une laitue.
Recette
: Rincer les coquillages, et les
saupoudrer de gros sel. Laisser dégorger pendant une bonne heure. Les laver
à nouveau très abondamment. Préparer
un court bouillon d'eau peu salée, parfumée d'un verre de vin blanc,
d'une feuille de laurier, de quelques morceaux d'oignon et d'un peu de poivre.
Faire bouillir à petit bouillons pendant une dizaine de minutes, et y plonger
les pieds de couteau. Les faire cuire une douzaine de minutes à court
bouillon, en écumant de temps à autres.
Pendant
ce temps, préparer une vinaigrette additionnées d'une pointe de moutarde, de
poivre blanc, et d'une grande quantité d'oignon, de persil, et d'échalote
hachés, les trois en partie sensiblement égales (un peu plus d'échalote que
d'oignon). Égoutter
les coquillages, et les débarrasser de leurs coquilles. Ôter toutes les
parties qui pourraient être molles, noires, ou sableuses. Couper le reste
en tronçons d'environ 1 cm et mêler à la vinaigrette. Servir
dans de petites assiettes tapissées de feuilles de laitue.
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Hachis de pieds de couteau gratiné
Cette
recette m'a été envoyée par Anne-Marie Roudaut de Plouguerneau. C'est
une recette que j'ai également connue dans mon enfance. On peut aussi
la préparer avec des brennigs.
Ingrédients
: Pieds de couteau, persil, ail,
oignon et/ou échalotes, beurre.
Recette
: Cuire les pieds de couteau
bien rincés pendant cinq minutes dans l'eau bouillante, pour que la
coquille se détache. Si vous utilisez des brennigs, ne conservez que le
muscle. Ôter la coquille, et rincer soigneusement à l'eau chaude, au
moins dans trois bains. Hacher les
coquillages avec du persil, de l'oignon et de l'échalote. Faire revenir
doucement dans un peu de beurre, et mouiller de vin blanc, de façon à
couvrir, puis laisser cuire pendant un trentaine de minutes. Saler,
poivrer. Mettre dans un plat à gratin, parsemer de chapelure pas trop
fine, et faire dorer au four, environ 15 minutes.
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Pieds de couteau farcis
Cette
recette reprend le principe du hachis avec une jolie présentation, une
"bouchée" au bout de la coquille, utilisée comme une
cuiller; à la différence de la recette d'Anne-Marie, je fais ouvrir
les coquillages à sec, un peu comme des moules, cela préserve mieux la
saveur.
Ingrédients
: Pieds de couteau, persil, échalotes, piment d'Espelette, muscade, poivre
blanc, beurre.
Recette
: Laver
rapidement les pieds de couteau et les faire ouvrir à sec dans une
casserole couverte, en remuant de temps à autres, avec précaution car
les coquilles sont fragiles. L'eau rendue est excellente, par exemple
pour remplacer ou corser un fumet de poisson. Une fois bien
ouverts et refroidis, les ôter de leur coquilles, et les nettoyer en
enlevant bien leur système digestif souvent sableux. Séparer les
coquilles en deux, et les nettoyer.
Hacher
les coquillages assez grossièrement, plus finement une belle échalote
et une petite poignée de feuilles de persil plat, assaisonner de
piment, poivre, muscade râpée. Malaxer le tout avec un peu de beurre
salé, pas trop, il s'agit d'en mettre juste assez pour que l'ensemble
soit un peu amalgamé, et non d'en faire l'équivalent d'un beurre d'escargot.
Mettre l'équivalent d'une belle cuiller à café de ce mélange au bout
des coquilles (du côté opposé à la charnière). Disposer dans un
plat, mettre un peu de chapelure sur chaque "bouchée", et
cuire au four préchauffé à 200°.
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La
rigadelle
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Rigadelles au thym et à l'ail
Les
rigadelles, c'est ainsi qu'on nomme les coques en Finistère nord. La
recette est tout aussi valable avec des tellines ou de petites
palourdes.
Dans une cocotte, mettre de l'huile, de l'ail haché pas trop
fin et les coquillages par dessus. Couvrir et mettre à feu vif. Remuer
assez rapidement, et en profiter pour ajouter quelques pincées de thym
(uniquement les feuilles). Continuer à chauffer en remuant de temps en
temps, en profiter pour ajouter du piment d'Espelette en poudre et du
poivre blanc.
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Le
bulot
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Cuisson des bulots
Voici
comment je procède :
1)
Laisser les bulots une bonne heure dans une bassine, mélangés à un
peu de gros sel.
2)
Rincer à fond deux ou trois fois.
3)
Cuire à l'eau bien salée frémissante pendant 15 minutes (s'ils sont
plutôt petits, 20 minutes sinon, et si il y en de toutes les tailles, mettre
les plus gros d'abord et puis les autres par taille décroissante.
Ajouter éventuellement un rameau de fenouil ou de thym, du laurier et,
indispensable, un trait de vinaigre.
4)
Laisser refroidir dans l'eau de cuisson.
Ainsi
accommodés, ils ne seront ni sableux, ni baveux, ni coriaces, ni fades
et deviennent mangeable avec une mayonnaise relevée à l'ail (je trouve
que la meilleure utilisation bulot, c'est avec un aïoli) ou trempés
dans un vinaigre aux échalotes.
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Le
clams
On
n'en trouve pas beaucoup dans le coin, mais si d'aventure vous séjournez du
côté de Chausey : Il y a quelques bancs de sable où il suffit de se baisser
pour en ramasser. La recette classique consiste à les hacher, puis à les
poêler avec de l'échalote et du persil, mais on peut faire mieux que cette
préparation que ceux qui manquent d'imagination appliquent à presque tous
les bivalves...
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Clams à la vapeur de saké
Ingrédients
: trois
clams par personne, sauce
de soja claire,
Recette
: Laver
très soigneusement les clams, et les mettre de côté. Mélanger une cuiller
à soupe de sauce de soja claire (au besoin, la diluer d'un peu d'eau), à
trois cuillers de saké. Ajouter une très petite pincée de poudre de raifort
et autant de poudre de gingembre.
Se
munir de deux couteaux. Placer les coquillages fermés au dessus d'une braise
très vive. les retourner une fois ou trois. Dès qu'ils commencent à
s'entrebâiller, les ouvrir totalement à l'aide des deux couteaux.
Verser
dans chaque coquille une petite cuiller à café du mélange aromatique préparé
à base de saké. Une variante consiste à utiliser du "mirin" que
l'on trouve dans les épiceries japonaises. Le "fin du fin" consiste
à proposer un assortiment confectionné avec les deux sauces. Attention pour ceux qui n'aiment pas le sucré-salé, le mirin, c'est assez
doux...
Laisser
cuire encore environ cinq minutes, selon la taille des coquilles. Se déguste
nature, sans accompagnement d'aucune sorte.
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