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Les
Recettes
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Carpaccio aux deux fromages Ingrédients
:
250 g de cœur de filet de bœuf
frais et non persillé, une demi mozzarella buffala, parmesan râpé,
huile d'olive, poivre noir, persil, basilic frais, poivre de la
Jamaïque, citron.
Recette
: Parer le morceau de viande, et le mettre à raffermir au congélateur.
Le couper en très fines tranches, à la machine si possible. Disposer
ces tranches sur toute la surface d'un large plat de service, et les
arroser sans excès d'huile, et poivrer abondamment au noir. Mettre le
parmesan, puis la mozzarella coupée en tranches. Saupoudrer de
trois cuillers à soupe rases d'un mélange d'herbes hachées composé
d'un tiers de basilic et de deux tiers de persil. Ajouter un léger
filet d'huile, et mettre un peu de poivre de la Jamaïque. Servir frais
avec des quartiers de citron.
La
qualité des produits utilisés est la clé de ce plat. La viande doit
être très fraîche, d'un rouge très vif, et la moins grasse possible.
L'huile d'olive doit être un grand cru. La
mozzarella buffala est la seule authentique des plaines du sud de
l'Italie. Si vous résistez à en déguster tout de suite l'autre
moitié sur une tomate au basilic, elle se conservera à merveille dans
de l'eau claire souvent renouvelée, au frais. Il
faut éviter d'acheter du parmesan râpé d'avance. Le mieux est d'en
avoir un petit bloc et d'en extraire de courts filaments à l'aide d'un
couteau à zestes. Le poivre de la
Jamaïque n'a rien à voir avec le fruit du poivrier. Ses graines sont
plus grosses et de couleur brune. S'il ne vous est pas facile d'en
trouver, sachez qu'elles figurent souvent dans les mélanges de poivres en
grains de grandes marques.
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Daube de joue de bœuf Ingrédients
:
Quatre joues de bœuf
(environ deux kg), un pied de veau, couenne de porc ou morceau de hure
fraîche, trois bottes de petits oignons blancs, une botte de carottes,
250 g de poitrine fumée, un petit morceau de lard gras, deux bouteilles
de vin blanc, quatre gousses d'ail, thym, laurier, persil, cornichons,
céleri en branche, poivre noir, grains de genièvre.
Recette
: Hacher finement
le lard gras, le faire fondre et filtrer afin de ne conserver que la
graisse débarrassée des impuretés. Attention à ne pas utiliser un
feu trop fort, cette graisse prenant vite une mauvaise odeur de brûlé.
Dans une poêle, utiliser une partie de cette graisse pour faire étuver
ensembles doucement les carottes, les oignons, et les lardons. Pendant
ce temps, parer les joues : Dégraisser, et ôter la peau blanche qui
les recouvre. Les couper en dés d'environ 2,5 X 2,5 cm. Les faire dorer
vivement à la poêle en utilisant du lard gras fondu mélangé d'un peu
d'huile, afin que la résistance à la chaleur du mélange gras soit
plus élevée.
Disposer
au fond d'une cocotte en fonte les couennes, hure, et pied de veau.
Verser ensuite la viande et les légumes. Coincer au milieu une
mousseline dans laquelle on aura noué : thym, laurier, persil, céleri,
poivre noir et genièvre. Ajouter l'ail grossièrement haché et un peu
de gros sel. Verser
le vin jusqu'à recouvrir complètement la préparation. Porter à
ébullition, puis laisser cuire cinq heures à feu moyen puis plus doux.
Ajouter quelques rondelles de cornichons en fin de cuisson. Ôter les
aromates, couennes, pied et hure, verser en terrine, et laisser
refroidir. Passer au réfrigérateur, enlever la plus grande partie de
la graisse s'étant figée en surface, puis réchauffer doucement et
servir avec des pâtes fraîches.
La
daube est également un plat familial pour lequel chaque foyer, ou
presque, a une recette de derrière les fagots, souvent au vin rouge
d'ailleurs. La joue de bœuf se trouve chez les tripiers. Sa principale
qualité est de rester émolliente, alors même qu'il ne s'agit pas
d'une viande longue, qui est souvent fibreuse. La
pré-cuisson du pied de veau n'est qu'une marotte personnelle. D'autres
vous diront qu'il vaut mieux blanchir la couenne de porc ou la hure.
C'est comme on veut.
Une
variante intéressante consiste à remplacer une partie de la joue par
des tronçons de queue de bœuf, auparavant dégorgés deux à trois
heures dans de l'eau claire. Les
vrais amateurs ne jetteront ni le pied de veau ni la hure de porc, mais
les laisseront refroidir une nuit avant de les couper en menus morceaux
et de les arroser d'une vinaigrette agrémentée d'échalotes, persil,
cornichons et de quelques câpres.
Un
puriste utilisera une daubière pour mijoter ce plat. Il s'agit d'une
cocotte en terre, pourvue d'un couvercle creux, que l'on maintient
rempli d'eau durant la cuisson. Les fanatiques mettront du vin à la
place de l'eau, mais le résultat ne sera pas différent d'avec de
l'eau, sinon le plaisir de parfumer les alentours avec les vapeurs du
vin. La daube peut également
être mangée froide le lendemain, une fois prise dans la gelée de
qualité que produit le pied de veau.
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Faux filet à la stout Ingrédients
: Deux portions de 200 g de faux-filet
, une bouteille de
bière "stout" (Guinness ou Tennent), un oignon de taille
moyenne, moutarde forte, beurre, huile, poivre.
Recette
: Enduire légèrement de moutarde
les pièces de viande. A défaut de bœuf irlandais, un bon limousin
fera très bien l'affaire. Éviter une viande trop fibreuse ou peu
tendre. Mettre à mariner environ deux heures dans un grand verre de
bière "stout". Retourner de temps en temps la viande dans sa
marinade. Émincer l'oignon en rouelles. Mettre
à fondre dans une poêle une noix de beurre et un trait d'huile. Une
fois la matière grasse bien chaude, saisir rapidement sur ses deux
faces la viande soigneusement égouttée. Réserver la marinade. Ajouter
les oignons, et laisser cuire à feu moyen jusqu'à l'à point, encore
un peu rouge. Poivrer et ôter la viande que l'on réserve au chaud.
Porter
la température du feu au maximum afin de finir la cuisson des oignons,
et verser la marinade, la faire fortement réduire. Ajouter alors un
demi verre de bière laisser encore cuire quelques instants, et verser
sur la viande. Servir des pommes de terre frites en accompagnement.
Cette recette s'inspire d'une préparation irlandaise (Kilkar steak).
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Grand pot au feu Ingrédients
: Un kg de jumeau ou macreuse ou
paleron, un kg de gîte gîte (jarret), un kg de queue de bœuf ficelée
en galette, un kg de plat de côte, un os de veau, cinq os à moelle,
poitrine de porc salée crue (ou un petit jarret arrière salé),
poitrine de porc fumée crue, une poule, un cube de bouillon de volaille
instantané, un chou vert frisé, treize carottes, dix petits navets,
sept oignons, trois échalotes, huit poireaux, huit pommes de terre, une
truffe, feuilles de sauge, une branche de céleri, quelques brins de
persil, une branchette de thym, une branchette de laurier, clous de
girofle, poivre noir en grains, graines de genièvre, gros sel d'Atlantique, mousseline, ficelle de cuisine, petits emporte-pièce.
Recette
: Prendre un grand pot à soupe.
Placer dans ce récipient toute la viande de bœuf, les os à moelle
exceptés. Jeter une poignée de gros sel par-dessus, et recouvrir d'eau
claire de fontaine, jusqu'aux trois quarts de la hauteur du pot. Porter
à ébullition, et laisser cuire à feu moyen en écumant souvent pour
ôter la graisse et les impuretés. Cette phase est achevée quand il
n'y a pratiquement plus d'impuretés qui se forment à la surface du
liquide, c'est à dire au bout de deux heures au plus.
Pendant
ce temps, préparer les autres ingrédients. Faites cuire la poule
bridée pendant une heure dans du bouillon de volaille instantané.
Faire blanchir pendant une demi-heure les poitrine de porc avec les
échalotes hachées et des feuilles de sauge. Couper le chou en
quartiers et le faire blanchir trois minutes dans de l'eau bouillante
salée, renouvelée pour le second bain. Peler les carottes, les navets
et les pommes de terre, et les mettre à tremper dans de l'eau. Couper
les parties non comestibles des poireaux, les laver et les lier en une
ou deux bottes à l'aide de ficelle de cuisine.
Réserver
deux feuilles de chou bien vertes, une petite carotte et un navet crus.
Préparer un bouquet garni avec vert de poireau, céleri, thym, laurier
et persil. Peler les oignons, et
préparer les deux plus petits d'entre eux en coupant l'un en deux pour
le faire brunir au four (il servira à bien colorer le bouillon) et en
piquant l'autre de sept ou huit clous de girofle. Enfermer ces deux
oignons dans un carré de mousseline. Conditionner de la même façon
trois pincées de grains de poivre noir et une pincée de graines de
genièvre. Procéder de la même façon avec chacun des os à moelle.
Une
fois la face de clarification du liquide de cuisson du bœuf terminée,
mettre dans la casserole les navets, les carottes et la poule, ajouter
le bouquet garni, les os à moelle, les épices et les oignons en
mousseline. Laisser cuire vingt
minutes, puis ajouter les poireaux. Laisser encore vingt minutes, et
ajouter le reste des ingrédients préparés. Laisser cuire doucement
une demi-heure au moins avant de prélever le bouillon qui sera servi en
entrée. Écumer de temps à autres pour dégraisser, mais sans excès.
Prendre
les ingrédients crus (feuilles de chou, petite carotte, navet et
truffe) réservés, et couper les en fines lamelles (feuille de chou non
compris). Avec de petits emporte-pièce, découper des figures dans ces
matières (Pour ma part, je fais des cœurs avec les carottes, des
trèfles avec le chou, des piques avec la truffe, et des carreaux avec
le navet). Ces décors sont placés dans les écuelles où sera servi le
bouillon. Prélever
la quantité de bouillon nécessaire pour l'entrée, et le dégraisser
au maximum, au besoin en tamponnant avec du papier absorbant. Le porter
à ébullition et le verser dans les écuelles. Présenter ensuite les
viandes et les légumes du pot-au-feu égouttés. Disposer également
sur la table des tranches de pain, de la moutarde des cornichons, et une
coupelle de gros sel.
Pour
conserver le reste de bouillon, ne pas oublier de le passer finement
: les petits morceaux de légume qui resteraient en suspension le
feraient fermenter rapidement à défaut de prendre cette précaution.
Notez que personne ne vous en voudra de modifier les ingrédients à
votre guise, en particulier d'en diminuer le nombre et la quantité.
Notamment, ce plat est réalisable avec de l'eau qui n'est pas "de
fontaine", ou du sel de mer d'ailleurs que d'Atlantique. Mais comme pour le
Méchoui de pré salé,
je vais au bout de mes convictions!

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Onglet à l'échalote Ingrédients
:
Onglet épais et tendre, beurre, échalotes grises, cognac, crème
fraîche épaisse, poivre noir.
Recette :
L'onglet est laissé en l'état : ne pas laisser le tripier l'ouvrir
pour le rendre moins épais, comme un bifteck. Passer l'onglet dans du
beurre à la poêle. Une fois la viande saisie, mettre des rondelles
d'échalote en bonne quantité, et faire cuire à feu vif en remuant
fréquemment.
Dès que viande et
échalotes paraissent bien cuites, flamber au cognac en déglaçant bien
le fond de la poêle. Ôter du feu, enlever la viande. Ajouter dans la
poêle de la crème fraîche pour obtenir une sauce liée. Incorporer
aussi le jus de découpe de la viande à la sauce. Couper la viande à
la manière d'un rôti, en s'efforçant d'être bien perpendiculaire aux
fibres afin qu'elle soit tendre à la dent. Servir rapidement recouvert
de la sauce aux échalotes.
C'est en effet un
truc à connaître : La même viande pourra sembler dure ou
tendre selon qu'elle est coupée dans le sens des fibres ou par leur
travers. L'onglet est considéré comme un bas morceau (quel
nom injuste pour toute la triperie), et se trouve donc
souvent chez les tripiers. Outre le fait que cette admirable corporation
tend à se raréfier, les bouchers, sous la pression de leurs clients,
se sont mis à en proposer. S’il n'y a pas de tripier sur votre
marché, voyez votre boucher : si le bœuf qui fournit ses entrecôtes
ou son paleron est bon, il n'y a pas de raison que l'onglet soit
mauvais. Au passage, n'hésitez pas à exiger de votre louchebem les "morceaux du boucher", tels la poire, l'araignée,
la hampe, l'aiguillette, etc...
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Pointe de filet aux langoustines Ingrédients
:
Une pointe (ou queue) de filet de 600 g, un kg de belles langoustines,
un bouquet de ciboulette, vin blanc, poivre, sel.
Recette
: Cuire les langoustines selon la
méthode habituelle et les décortiquer. Confectionner un fumet avec les
têtes et les carapaces : Les mettre à chauffer dans une casserole avec
du beurre, cuire et remuer jusqu'à ce qu'elles aient pris de la
couleur. Si vous avez un crabe-sardine ou deux à ajouter, ce n'en sera
que meilleur. Mouiller alors à l'eau au double de la hauteur, et
ajouter un demi-verre de vin blanc. Laisser cuire à petit bouillon
pendant environ 20 à 30 mn, passer et remettre à cuire, de façon à
le réduire un peu. Le poivrer au poivre blanc.
Préparer l’équivalent de
deux cuillers à soupe de ciboulette coupée en tronçons. Faire
sauter la pointe de filet au beurre dans une poêle, en la tenant
saignante. La réserver au four à 80° degré. Pendant ce temps,
déglacer la pôle assez abondamment avec le fumet, y placer les
langoustines décortiquées à réchauffer, sans les recuire. Verser
cette sauce sur les tranches de filet découpées, et répartir la
ciboulette.
Le
filet de bœuf coûte cher. Toutefois, il est rare que le boucher ne
vous en concède pas l’extrémité à prix réduit, l’usage étant
de la payer au même prix que la viande à fondue. Le tout est alors d’arriver
au bon moment, c’est à dire après que le boucher a vendu le cœur de
la pièce, mais avant qu’un autre amateur ne s’en empare.
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Brochettes de bœuf aux poivrons Ingrédients
:
450 grammes de viande de bœuf
à griller, 150 grammes de
poitrine fumée, un beau poivron
rouge, un beau poivron vert, oignons
blancs "grelots", tomates
"cerises", poivre
concassé, feuilles de basilic
(facultatif), huile.
Recette
: Couper la viande
dégraissée en cubes d'environ 1,5cm X 1,5cm, et la faire mariner une
demi heure dans très peu d'huile et une bonne cuiller à soupe de
poivre concassé. Détailler
les poivrons en carrés d'environ 2cm X 2cm, éplucher les oignons. Pré cuire
ces ingrédients soit au four à micro-ondes, soit à la vapeur, soit
encore en les rissolant à l'huile dans une sauteuse. Laver les tomates.
Couper les lardons à l'identique des poivrons.
Enfiler
sur des brochettes en répartissant bien les différents ingrédients.
Intercaler des feuilles de basilic par brochette si l'on en possède.
Présenter d'abord les différentes faces de la brochette à la braise
très vive, pour bien saisir la viande, et poursuivre sur feu plus
modéré jusqu'au degré de cuisson souhaité. Poivrer à nouveau en fin
de cuisson, et saler. Si
l'on aime la viande saignante, on aura intérêt à pré-cuire
également la poitrine fumée.
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Paleron aux anchois (Adaptée
d'une recette donnée par JP Mutin sur le forum fr.rec.cuisine,
cette recette est encore une belle illustration des accords terre-mer qui
vont si bien avec les abers, même s'il s'agit à l'origine d'une recette
du Rhône méridional, parfois nommée "bœuf des mariniers")
Ingrédients
:
Un kg de
paleron, ail frais, oignons blancs frais, persil plat, câpres aux
vinaigre, anchois à l'huile.
Recette
: Hacher une quinzaine de beaux anchois à l"huile une
cuiller à soupe de câpres égouttées, deux cuillers à soupe d'ail
nouveau, quatre cuillers à soupe d'oignons blancs frais, et trois cuillers à
soupe de persil plat sans les tiges. Allonger d'un peu d'huile d'olive
et poivrer généreusement au poivre noir. Couper le paleron en tranches
fines.
Mettre
un peu d'huile d'olive au fond d'une cocotte pouvant aller au four, une
couche de viande, une couche de hachis aromatique, et ainsi de suite
jusqu'à épuisement des ingrédients, en terminant par une couche de viande.
Mettre sur le feu à couvert, et faire chauffer, jusqu'à ce que la
préparation rende du jus. Placer
alors la cocotte au four à 120°, et laisser cuire ainsi pendant trois
heures, le feu réduit à 100° pour la dernière heure. Une
bonne variante consiste, lorsqu'on met le plat au four, à ajouter au
dessus de la viande une couche de pommes de terre épluchées.
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Tripes à ma mode Ingrédients
: 1,5 kg de gras double coupé en petits carrés, un pied de veau, 3
oignons, 6 échalotes, 6 carottes, 6 tomates, 3 poireaux, trois gousses d’ail,
150g de poitrine fumée, vin blanc (Macon…), eau de vie de cidre (ou
calvados ou cognac), bouquet garni (persil, thym laurier, branche de
céleri, vert de poireau), épices (grains de poivre noir, de genièvre et
de coriandre, clous de girofle, un piment rouge frais).
Recette :
Rincer soigneusement les tripes à l’eau claire, puis les laisser
tremper 5 minutes dans de l’eau vinaigrée, rincer à nouveau, puis les
mettre une heure dans de l’eau frémissante. Faire subir séparément le
même traitement à un pied de veau fendu en deux.
Pendant ce
temps, préparer la garniture aromatique : Peler les oignons et les
échalotes, les hacher grossièrement. Éplucher les carottes et les
poireaux, les couper en rondelles. Ôter la couenne de la poitrine fumée et la
couper en très petits lardons. Mélanger le tout. Ébouillanter
quelques secondes les tomates, les éplucher, ôter les graines, et les
concasser grossièrement. Préparer le
bouquet garni en y ajoutant un beau piment rouge sans ses graines. Mettre
dans une gaze les épices (environ : 60% poivre noir, 25% coriandre, 20%
genièvre, 5 % girofle) et trois belles gousses d’ail épluchées et
écrasées d’un coup de paume.
Prendre une
cocotte allant au four. Mettre au fond un peu de gros sel et la couenne de
la poitrine fumée (et d’autres couennes si vous en avez), ajouter une
couche de tripe, une couche de garniture aromatique, une couche de tomate,
et ainsi de suite jusqu’à épuisement des ingrédients, ne pas oublier
d’intercaler le pied de veau et le bouquet aromatique à mi-chemin.
Ajouter un petit verre d’eau de vie de cidre, une demi-bouteille de vin
blanc, et compléter avec de l’eau. Couvrir (luter le couvercle si on
est perfectionniste) et mettre au four à 150-160° pendant une heure.
Réduire ensuite la température à 110-120°, et laisser cuire quatre
bonnes heures.
Enlever le
couvercle, sortir le pied de veau*, le bouquet garni et les épices et
remettre sur la cocotte sur le feu Ajouter le reste du vin blanc moins un
verre**, porter très brièvement à ébullition pour évaporer une partie
de l’alcool, rectifier sel et poivre, ajouter éventuellement un peu de
poudre de piment d’Espelette.
* Ne pas
jeter le pied de veau, mais le couper en lanières, et l’accommoder en
vinaigrette légèrement moutardée avec de l’oignon blanc frais et du
persil.
** Ce verre
est réservé au cuisinier!
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