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Beurre au pioka et à la criste marine
Ingrédients
: Pioka, criste marine, vinaigre de cidre, beurre.
Recette
: Récolter en bord de mer du "chondrus crispus", dit
aussi "carragheen", ou "pioka", ainsi que de jeunes
pousses de "criste marine" ou "casse-pierre". Pour
une petite demi livre de beurre, il faut compter deux poignées
d'algues, et une poignée de criste marine. La préparation est plus
facile si l'algue a blanchi au soleil et à la pluie.
Au fond d'une
petite casserole, faire chauffer un trait de vinaigre de cidre, et y
fondre doucement le beurre, en prenant soin de ne pas trop le
liquéfier. Ajouter les plantes finement hachées (les algues auront au
moins une heure auparavant été mises à tremper dans de l'eau
vinaigrée afin de les attendrir et de les dessaler). Laisser cuire à
feu très doux environ dix minutes, en remuant sans cesse. Laisser tiédir
cinq minutes afin que les alginates puissent jouer leur rôle de
gélifiant, et présenter ce beurre qui doit avoir la consistance d'une
pommade.
Cette
préparation accompagne en particulier à merveille le lieu jaune de
ligne, farci de quelques algues, et cuit à la braise. Le pioca est une
algue brun-rougeâtre, dont les tiges dépassent rarement dix cm de
longueur. Elle pousse accrochée aux rochers en touffes frisées et
serrées, et se récolte aux marées les plus basses. La réussite de
ce beurre est parfois difficile avec des algues fraîchement cueillies,
les alginates ne jouant alors pas toujours le rôle que l'on attend
d'eux. Par contre en utilisant du pioka blanc, c'est à dire préparé
comme pour la recette du "flan de pioka", la réussite est
immanquable.
La criste
marine pousse dans les interstices des rochers en haut des grèves.
C'est une plante succulente qui a un léger parfum d'anis, et des fleurs
d'ombellifères. On ne récolte que les jeunes feuilles. Une autre
utilisation est d'en confire les feuilles dans du vinaigre de cidre, et
de les consommer comme condiments sur des poissons ou viandes froids. Il
ne faut toutefois pas la confondre avec la salicorne, qui est une plante
de marais salants, mais on en trouve aussi dans les abers, en cherchant
bien...
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Des algues et des légumes secs
Les
laminaires (Kombu breton (Laminaria Digitata) et Kombu Royal (Laminaria
Saccharina pour celles que nous pouvons facilement trouver sur nos
côtes) sont bien connues des japonais qui en mettent toujours dans la
cuisson de leurs légumes secs, en particulier les azukis, petite
variété de haricots rouges, avec lesquels ils réalisent de fameux
dessert.
Mis
dans l’eau de cuisson des légumes secs, le kombu va augmenter leur
digestibilité, grâce à sa forte teneur en acide glutaminique. Si on
ajoute qu’il est riche en calcium, potassium, et bien entendu en iode
et acide alginique, ce n’est qu’un bienfait supplémentaire ajouté
à ceux si nombreux des légumes secs.
Du
point de vue gustatif, cette forte teneur en acide alginique est un
atout, qui va le rendre précieux pour aromatiser les haricots, mais
aussi pour les fumets et bouillons, indispensable dans le bouquet garni
des abers.
Associez-le
à la sarriette pour cuire les cocos de Paimpol, vous m’en direz des
nouvelles. Attention toutefois au kombu royal qui a un pouvoir sucrant
non négligeable. Rechercher des laminaires de grande taille, elles
contiennent plus de ces éléments bienfaisants. Pour
une illustration, une recette sur mon blog "Cuisine de la mer"
Une
autre association intéressante consiste à mélanger des petits
morceaux de haricot de mer, (Himanthalia elongata), blanchis
3 minutes à l’eau bouillante pour les attendrir, à une purée de
légumes secs, comme par exemple la purée de pois cassés, ou encore
dans une salade de pâtes.
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